Chers amis,

Je ne sais pas vous, mais moi je sens comme un parfum de jours heureux par ici !

D’abord je voudrais vous remercier d’être venus si nombreux et de si loin parfois, pour montrer que la France Insoumise, ce n’est pas untel ou une telle mais que c’est nous tous, un mouvement, une force, celle du Peuple, un programme, un avenir en commun, une majorité prête à gouverner.

Merci plus particulièrement aux organisateurs de cette soirée, à Zo’B à Damien à Pascale, mais aussi à François Ruffin, Jean-Luc Melenchon, Charlotte Girard, Gilles Perret, Eric Piolle, Elisa Martin, Manuel Bompard, à Kiefen et aux jeunes qui se sont mobilisés, à Philippe Leeuwenberg et aux signataires d’EELV, à Hélène mon infatigable et si précieuse suppléante, mais aussi à Corinne, mon repère politique, mon soutien sans faille, ma très chère amie.

Et enfin à Henri, à qui, quand on est professeur de philosophie attaché aux valeurs de la République, la pensée doit beaucoup. Merci Henri de nous tenir et de nous éclairer si bien et avec autant de bienveillance dans ce vide de sens qu’on veut nous imposer.

Merci à tous pour vos soutiens, ils fondent notre construction collective.

Mes amis, nous sommes à 10 jours du premier tour de l’élection législative.

10 jours pour convaincre et essayer de démystifier l’image angélique, presque christique que les grand médias nous donnent d’Emmanuel Macron. Partout on entend qu’il faut une majorité au nouveau président de la république, que les français ont choisi et qu’on doit se résigner. Sur notre circonscription E. Macron a 3 candidats prêts à rejoindre la majorité présidentielle ! Les macronnistes voulaient laisser le champ libre au candidat Les Républicains, malheureusement pour eux des dissidents de la République en marche ont tout même déposés leur candidature… et à côté il y a une candidate socialiste qui revendique de faire partie de la majorité présidentielle si elle est élue, soutenue par le banc et l’arrière banc des ténors socialistes drômois qui eux soutiennent tous Macron.

Le Macronnisme, ce n’est pas le renouveau de la politique, c’est la rediffusion de Dallas.

Nous sommes donc aujourd’hui la seule force d’opposition au président de la République, la seule qui peut l’emporter sur cette circonscription. Et si c’est important que nous l’emportions c’est parce que derrière cette pantalonnade médiatique se cache une bien malheureuse réalité, celle du programme de plus en plus clair du Gouvernement.

Si E. Macron a les pleins pouvoirs nous savons ce qu’il veut en faire et comment il veut faire. D’abord gouverner par ordonnances, ce n’est pas rien. D’autant plus sur le code du travail écrit avec la sueur et parfois le sang du combat ouvrier et syndical.

Quand on entend Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement dire : « Sur le droit du travail, les syndicats n’ont pas le droit de bloquer la France, car cette réforme était au cœur du projet d’Emmanuel Macron, qui vient d’être très bien élu par les Français » on a compris à quel rapport au pouvoir nous allons nous heurter.

Voilà donc les nouveaux politiques ! Ceux qui nous privent de nos droits élémentaires au prétexte qu’une fois avoir déposé notre bulletin de vote, nous devons retourner chez nous sans broncher.

Mais M. Castaner oublie que peu de gens ont réellement voté pour le projet d’Emmanuel Macron. Et que ceux qui ont voulu exprimer leur refus de l’extrême-droite, en conscience, avec des raisons qui sont légitimes, n’ont pas voté pour E. Macron. Alors Monsieur Castaner, même si vous portez la parole du gouvernement, vous ne représentez pas celle des Français. Si vous nous gouvernez, vous ne nous dressez pas. Et sûrement pas les têtes dures de la France Insoumise. Alors arrêtez de bloquer la démocratie française en volant la parole de ses concitoyens.

Mes amis, il n’y a qu’une chose à faire dans ces conditions : les législatives sont le troisième tour de la présidentielle, montrons leur que le gouvernement en place n’est pas soutenu par la majorité des français. Et faisons que cette majorité ce soit la France Insoumise qui la représente.

Ce gouvernement est de droite, aucun doute. Mais pas n’importe quelle droite. De celle qui est la plus dure, la plus soumise aux directives européennes, celle qui veut gérer la France comme une entreprise, faire de la rentabilité avec nos biens communs, notre école, notre culture, notre santé, faire des économies sur le dos des travailleurs, des fonctionnaires, des communes.

Nous avons un président technocratique qui s’entoure d’experts qui, comme tous les experts, ne voit le monde que comme ils le calculent, ne voient l’avenir qu’à travers des algorithmes et des projections vides de sens. Nous avons un gouvernement de « caractères froids et tranquilles » comme dirait Rousseau.

Et la casse du code du travail par ordonnance est le premier exemple de ce qui nous attend : c’est d’abord la mise en place de la primauté des accords d’entreprise sur les accords de branche et par là un renversement de la hiérarchie des normes. La loi El Khomri avait déjà inversé cette hiérarchie mais uniquement pour le temps de travail. Macron veut étendre la négociation en entreprise à tous les domaines comme le salaire par exemple. Mais la casse sociale ça va aussi être la refonte du régime d’assurance-chômage en imposant à chaque chômeur d’accepter la seconde offre de travail qu’on lui fera. Le travail forcé est de retour. Nous n’avons visiblement plus le droit moral de voter pour qui nous voulons, nous n’aurons bientôt plus le droit de choisir quel métier nous voulons faire.

Mais la politique du gouvernement c’est aussi la création d’un système de retraite unique et à points qui va offrir notre système de retraite solidaire à des fonds de pensions qui vont alimenter les marchés financiers et précariser encore plus les retraités. Le tout sera bien évidemment accompagné d’une baisse d’impôts et de cotisations sociales pour les entreprises. Voilà ce qu’on appelle un gouvernement « moderne » : celui qui recycle les déchets d’un libéralisme éculé qui détruit nos emplois, détruit des vies, détruit la planète.

Soyons sûr aussi que l’affaiblissement organisé des syndicats et leur criminalisation constante depuis quelques années va se renforcer. Et soyons sûr que si nous ne montrons pas notre forte opposition à ce projet dans les urnes, les travailleurs, à bout de force, seront prêts à tout pour sauver leur vie. Chez GM et S dans la Creuse, fortement soutenu par notre amie Laurence Pache, candidate France Insoumise elle aussi, ils ont été acculer à piéger leur usine. Et on le verra ailleurs, dans des conditions peut-être plus graves.

Et là, vous aurez la cour du roi Emmanuel qui vociférera contre les violences de ces gueux qui ne comprennent pas que si on laisse tous les droits aux grandes entreprises c’est pour le bien des ouvriers ! Je précise bien les grandes entreprises, parce que les TPE et les PME, comme pour la loi El Khomri, ne voient pas toutes d’un bon œil ces réformes du code du travail. La CAPEB qui regroupe les artisans du bâtiment, que nous avons rencontré ici dans la Drôme, est vent debout contre cette réforme. Ils disent eux-mêmes que « Les conventions de branche sont un pilier des relations sociales », que cela « ouvre un boulevard aux grandes entreprises » qui pourront « imposer à leurs salariés des conditions de travail et des rémunérations inférieures » aux accords de branche.

Notre combat n’est donc pas hors sol, ce n’est pas un combat d’arrière garde. Refuser la casse du code du travail c’est au contraire voir l’avenir que nous pouvons construire en commun.

Il faut donc commencer par abroger la loi El Khomri et rétablir la hiérarchie des normes. Ensuite il faut reconstruire un code du travail protecteur des salariés et pas des actionnaires. Il faut établir de nouveaux droits dans les entreprises : en commençant par en finir avec l’utilisation des salariés comme variable d’ajustement et interdire les licenciements boursiers, interdire le versement de dividendes pour les entreprises qui licencient et donner un droit de veto suspensif aux comités d’entreprise sur les plans de licenciements. Il faut que les salariés puissent préempter sur leur entreprise en cas de cession ou de fermeture. Il faut instaurer une sécurité sociale professionnelle pour mettre fin à la précarité subie par les salariés en instaurant des quotas sur les contrats précaires, en assurant la continuité des droits personnels en cas de perte d’emploi. Il faut aussi urgemment mettre en place l’égalité réelle des salaires entre hommes et femmes en pénalisant les entreprises. Et il faut en finir avec l’uberisation, le salariat déguisé, la mise en concurrence des salariés avec l’abus du recours à la sous-traitance pour les grandes entreprises. Enfin il faut augmenter le SMIC et revaloriser les salaires. Nous voulons aussi un droit à une retraite digne avec le retour de la retraite à 60 ans et des pensions au niveau du SMIC.

Pour ça nous devons refuser le système par point que veut M. Macron et il faut rendre durable le système par répartition qui permet de maintenir la justice sociale par la solidarité entre générations. En cassant le code du travail sous prétexte de favoriser l’emploi, les politiques libérales depuis plus de 20 ans nous laissent croire que la cause du chômage ce sont les employés. Ces conditions de travail qui vont se durcir si nous donnons tous les pouvoirs au gouvernement Macron mettent en évidence une certaine vision du monde qui n’est pas la notre : un monde mesuré, évalué, classé en compétences, où chacun est réduit à sa productivité et son employabilité. Un monde de technocrates sans horizon où la réalité nous est imposée et l’avenir déjà écrit.

Ce n’est donc pas un hasard si c’est Jean-Pierre Blanquer qui a été nommé à l’Education. Jean-Pierre Blanquer, c’est d’abord celui qui, proche de SOS éducation mouvement issu de la manif pour tous, a fait toutes les coupes budgétaires qui ont déstabilisé les établissements sous Sarkozy et qui a tenu un discours très dur à l’encontre des fonctionnaires. C’est lui aussi qui a instauré l’évaluation en maternelle en 2011 qui a poussé plusieurs professeurs des écoles à désobéir. C’est un technocrate de l’éducation, encore un !

C’est lui qui veut payer les jeunes pour qu’ils ne sèchent pas les cours, lui qui veut renforcer le contrôle continu au baccalauréat et l’évaluation des établissements sur leurs résultats, ce qui, cumulé reviendra à pousser les établissements à adapter les résultats des élèves à leurs propres intérêts. Le tout renforcé par l’autonomie des établissements qui va les soumettre à une concurrence qui renforcera les inégalités entre eux et donc entre les élèves. Cette autonomie sera accompagnée d’un droit pour les principaux et proviseurs d’embaucher directement sur des postes à profil ce qui induira la disparition lente du statut de fonctionnaire qui permet la continuité et le suivi à long terme des élèves, des pratiques et des projets.

Alors on nous dit qu’il veut, dès la rentrée, mettre en place le dédoublement des classes de CP et CE1. Une initiative intéressante en théorie mais là encore qui sert de diversion. En effet, il n’est déjà plus question de le mettre en place sur les 8000 classes de Cp en éducation prioritaires mais seulement sur 2300 classes. C’est moins de la moitié. Comment le choix des classes sera-t-il fait ? Personne ne le sait. Et qui dit dédoublement des classes, dit augmentation du nombre d’enseignants et de salles de classe. A moyens constants, il va donc redéployer des postes. En réalité, il va déshabiller Paul pour habiller Jacques. Et comment faire pour les locaux ? En dédoublant les classes vous doublez le nombre de locaux. Beaucoup d’écoles ne sont pas adaptées et rien n’est prévu.

L’objectif du ministre est la continuité de la volonté de Sarkozy et de la droite de réduire le primaire à « lire, écrire, compter » c’est à dire à faire de nos enfants des cerveaux disponibles à la rationalité froide, les préparer à être efficaces, pragmatiques, à accepter les lois de l’économie libérale comme si elles étaient naturelles et nécessaires. Ce monde n’est pas le nôtre.

Le Monde n’est pas fini, il est à construire. Et pour le construire il s’agit de créer, de rêver, de prendre de la distance, de dire non à ce qui est pour imaginer ce qui pourrait être, d’apprendre à regarder, écouter, sentir, de jouer, d’aimer, de créer sa réalité, de nourrir sa liberté, de prendre le temps.

Nous voulons une école émancipatrice, qui lutte contre les inégalités. Nous voulons une école laïque et abroger la loi Carle qui oblige les municipalités à financer l’enseignement privé : l’argent public au public. Nous voulons que soit assurée la gratuité réelle. Nous voulons une révision de la carte scolaire pour garantir la mixité sociale. Nous voulons rendre la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, réduire le nombre d’élèves en primaire et maternelle. Et nous voulons revaloriser l’enseignement professionnel.

Pour ça, il faut recruter 60 000 enseignants supplémentaires en 5 ans et revaloriser le métier d’enseignant, aussi bien au niveau des rémunérations que des moyens d’exercice.

Ce n’est pas ce que propose E Macron : la pseudo nouveauté des idées de la République en Marche c’est en réalité le recyclage des déchets du sarkozysme et du hollandisme. De la vitrine, du marketing, de la politique de papier glacé, de l’affichage sauvage. Il faut reconnaître que l’illusion est bien faite. Et vous savez comment font les illusionnistes ? Ils secouent un foulard rouge dans la main droite pendant qu’ils préparent leur tour avec la main gauche. Là le foulard du gouvernement n’est pas rouge, il est vert et il s’appelle Nicolas Hulot.

Il ne s’agit pas pour moi de dire que Nicolas Hulot n’est pas sincère. Il est trop tôt et je ne connais de ses intentions politiques que le fait qu’il a soutenu le programme que nous portions à la présidentielle de 2012. Donc s’il est au gouvernement pour appliquer notre programme, il aura plus besoin de députés insoumis que de Macronnistes ! En tout cas personne ne nous fera croire qu’ E. Macron est devenu écologiste. La dernière rencontre du G7 en est la preuve.

Non seulement personne n’a réussi à convaincre Trump, mais à bien écouter la communication qui a été faite à la sortie de cette rencontre, il fallait aussi noter une volonté commune : Le G7 s’est mis d’accord pour lutter contre le protectionnisme. Cela signifie quoi ? Que les Etats-Unis ont réussi à faire reculer le Monde entier sur les toutes petites avancées de la COP21. Cette volonté affichée de ne pas mettre d’obstacles aux échanges économiques internationaux n’a d’autre but que de dire que les 6 autres pays ont renoncé au seul moyen de pression sur les Etats Unis pour faire avancer la question écologique : les mesures de taxation des produits sur des critères environnementaux. Ainsi donc « la concurrence libre et non faussée » poussera les entreprises à s’aligner sur le moins disant environnemental pour être compétitives.

Ce que défend donc E. Macron et auquel devra se plier Nicolas Hulot ou démissionner, c’est la transition écologique pour la croissance verte mise en place par Ségolène Royal, c’est le green washing.

Un seul exemple : cette croissance qui prime sur tout est très significative dans la supercherie du passage de la part du nucléaire de 75 à 50% dans le mix énergétique français. On pourrait croire qu’il y aura une baisse de la part du nucléaire, mais quand on parle d’une moitié de gâteau, la taille de cette part dépend de la taille du gâteau. EDF pourra conserver la même puissance installée soit 63,2 GW et donc pourra continuer à produire autant d’électricité qu’aujourd’hui. Le nucléaire ne va pas baisser, c’est juste la consommation d’énergie qui va augmenter.

Imaginer aujourd’hui une transition énergétique sans y intégrer la nécessité de la sobriété, c’est renoncer à l’écologie. La seule énergie propre est celle qu’on ne consomme pas, et la logique industrielle libérale est incompatible avec nos besoins réels. Et ceux qui subissent le plus cette croissance effrénée et ces attaques contre notre biosphère pour faire des profits, ce sont les plus démunis, ceux qui ne peuvent changer leur diesel vieux de 30 ans, ceux qui subissent la précarité énergétique due au nucléaire et qui vivent dans des logements passoires chauffés par des grilles pains, ceux qui subissent la malbouffe par manque de moyens, les sous-traitants du nucléaire qui sont en première ligne face à la radioactivité.

La lutte écologique est une lutte des classes. C’est une lutte pour la justice sociale, pour l’emploi. Et la sortie du nucléaire que nous portons n’est pas idéologique. C’est la seule façon de conserver les emplois dans le domaine de l’énergie.

Le projet industriel d’EDF est sans avenir. Aujourd’hui c’est EDF et AREVA qui détruisent des emplois. Et demain c’est au secteur privé qu’il faudra demander de renouveler le parc, car nous n’en avons pas les moyens. L’énergie est un bien commun et il faut en faire un droit effectif en luttant contre la précarité énergétique et en imposant la gratuité des premières tranches pour les usages de première nécessité. On peut sortir à la fois du nucléaire et des énergies fossiles. C’est une question de volonté politique contre les lobbies.

Nous devons mettre en place des schémas énergétiques locaux avec une cohérence nationale en liant coopératives locales de production et de consommation. Nous devons le faire en intégrant tous les citoyens concernés dans les prises de décisions, à tous les échelons. Pour cela il nous faut abroger la loi NOME et créer un pôle public de l’énergie socialisé qui permette de maintenir une péréquation tarifaire et une cohérence sur tout le territoire.

Face à la règle d’or des financiers, à la règle brune de l’extrême droite, nous voulons la règle verte.

Nous voulons un pays de la paix.

De la paix sociale dans laquelle le travail redevient le moyen de la reconnaissance et le lieu de développement de nos facultés humanisantes. Un travail qui permette de profiter véritablement de notre liberté dans nos temps libres. Nous voulons un rapport à notre environnement apaisé. Aujourd’hui le choix est simple : ou E. Macron a les pleins pouvoirs, ou on donne du pouvoir à des députés insoumis qui lutteront et porteront l’alternative, ici et à l’Assemblée nationale.

Je milite depuis l’âge de 16 ans, j’ai l’expérience des luttes, la force de votre présence à mes côtés, la volonté d’unir bien au-delà de nos rangs. Je serai un député insoumis, sans relâche.

Vous avez une voix, je n’ai qu’une parole.

Il nous reste 10 jours pour convaincre. 10 jours pour aller voir chaque personne. Si elle est résignée dites lui que rien n’est joué, qu’on peut ne pas laisser les pleins pouvoirs à E. Macron. Si elle pense que Macron n’est pas si mal en donnant une place importante à Hulot, dites-lui que Nicolas Hulot n’aura pas besoin d’un député macronniste mais d’un député insoumis sur qui il pourra s’appuyer s’il compte mettre en place une véritable transition écologique. Si elle est en colère, dites lui qu’elle ne transforme pas cette colère en haine mais qu’elle la fasse fleurir comme dirait Corinne, en votant pour le projet des jours heureux.

Bergson disait « l’avenir n’est pas ce qui va arriver mais ce que nous en ferons » alors mes amis, profitons de ces derniers jours pour convaincre qu’ensemble nous pourrons avoir un avenir en commun.

Haut les cœurs !